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OAG Updated: May 26, 2002 Return to Home Page

"L'accident de Julie"
de M'Lady
     Chapitre 4     
Paul me réveille avec un baiser. «Bon matin mon amour. Comment va la cheville?».

«Mmmm, un peu moins douloureuse». Pour lui prouver, je remue délicatement les orteils. Mon mari a les yeux rivés sur mon pied et sourit béatement. Il m'embrasse une deuxième fois, sa main caressant doucement ma cuisse plâtrée.

«Ne bouge surtout pas, je vais te préparer le petit déjeuner». Avant de quitter pour la cuisine, Paul m'aide à m'asseoir dans le lit et me glisse deux oreillers dans le dos. Pour cette deuxième journée dans le plâtre, mon mari me gâte avec crêpes, oeufs et fruits.

Le déjeuner terminé, Paul me donne un coup de main pour mon habillement. J'enfile mon soutien-gorge et une blouse blanche sans manches. Paul glisse mes culottes et ma jupe marine sur le plâtre. Mon pied droit disparaît ensuite dans une chaussure à talon bas. J'agrippe mes béquilles et je suis finalement prête à partir pour le collège. «Tu es sûre de vouloir conduire ce matin?» Paul demande avec un air inquiet.

«Bien sûr chéri. Je n'ai pas perdu mes habiletés de conductrice lorsque je me suis cassé la cheville». Je le taquine, mais j'adore sa façon de s'inquiéter à mon sujet.

Paul me suit jusqu'à ma voiture et dépose mes béquilles du côté passager. En m'appuyant sur lui, je l'embrasse tendrement. «Passe une bonne journée mon amour» me susurre-t-il à l'oreille.

En route vers le collège, j'analyse les deux derniers jours. L'idée de porter un plâtre ne m'avait jamais effleuré l'esprit, mais curieusement, me voilà maintenant heureuse d'avoir la jambe complètement immobilisée. Marcher avec l'aide de béquilles me procure également une agréable sensation de plaisir... Instinctivement, ma main se pose sur le bois lisse des béquilles appuyées sur le siège. Comment vont réagir mes collègues de travail? Et mes élèves? Le coeur battant, je range mon véhicule dans l'emplacement réservé au personnel du collège. J'ouvre la portière et extirpe ma jambe plâtrée de la voiture.

«Mon Dieu, Julie! Qu'est qui t'arrive?». Surprise, je lève la tête pour apercevoir Steve, un enseignant de philo. Plutôt beau bonhomme, il fait rêver beaucoup de jeunes étudiantes.

«Je me suis cassé la cheville samedi. Tu veux bien me donner un coup de main?». Je joue à la perfection mon rôle de femme vulnérable et Steve s'empresse de récupérer mes béquilles dans la voiture.

Je sens son regard sur mon pied plâtrée alors que nous nous dirigeons vers la porte principale. Je lui explique ma mésaventure en détails et l'informe que je serai dans le plâtre pour deux mois. Steve paraît troublé par ma présence à ses côtés.

Dès que je franchis la salle des professeurs, les conversations s'arrêtent. Tous les regards convergent vers moi et ma jambe plâtrée. Finalement, Claudine casse la glace.

«Je ne te demanderai pas comment s'est passé ta fin de semaine... Mais ne reste pas là, viens t'asseoir et raconte-nous!» me lance-t-elle. Je prends place sur une chaise et avec son aide, je mets mon pied plâtré sur le divan inoccupé.

Je raconte encore une fois toute l'histoire et il me semble apercevoir des regards d'envie chez les autres femmes lorsque je leur parle de Paul et de son empressement à prendre soin de moi. Mes collègues masculins, eux, se contentent de hocher la tête en regardant mes orteils.

Vingt minutes avant le début des cours, je décide de me rendre en classe afin d'éviter la cohue dans les corridors. Steve propose de m'accompagner.

Évidemment, j'attire tous les regards alors que je déambule dans l'école. Plusieurs élèves me demandent ce qui m'arrive et je prends deux fois plus de temps qu'à l'habitude pour atteindre mon local. Dans la classe, Steve me donne un coup de main pour m'asseoir et appuie mes béquilles sur le tableau derrière moi. «As-tu besoin de quelque chose avant que je quitte?». «Pourrais-tu avancer une deuxième chaise, s'il te plaît? Je dois garder ma jambe allongée».

Steve récupère une chaise dans la classe et la place à côté de moi. Il prend ma cheville plâtrée dans ses mains et la soulève doucement pour la déposer sur la chaise. J'agite les orteils et Steve semble subjugué par ce spectacle.

La cloche se fait finalement entendre et mes élèves se montrent le bout du nez en classe. La scène est plutôt drôle... Comme à tous les jours, ils arrivent tous en criant et en parlant fort, mais ce matin, leur enthousiasme est refroidi par la présence de leur professeure dont la jambe gauche est recouverte d'un immense plâtre blanc. Leurs yeux s'agrandissent de stupeur et ils prennent place en chuchotant. «Bon matin tout le monde. Je crois que j'ai quelques explications à donner... J'ai eu un petit accident samedi, à la maison, avec pour résultat une double fracture de la cheville. Je devrai porter ce plâtre pour plusieurs semaines, et un plâtre plus court par la suite. Je vous demande donc d'être patients avec moi et j'espère pouvoir compter sur votre aide pour les deux prochains mois».

Une main se lève timidement. «Est-ce que vous avez très mal à la jambe ?» Karine me demande. «La cheville me fait effectivement encore mal, mais c'est beaucoup plus tolérable qu'il y a deux jours» je lui explique.

«Qu'est-ce que ça fait de porter un plâtre?» demande François. Je pense que c'est une sensation merveilleuse, mais je me garde bien de lui en faire la réflexion... «Eh bien, c'est assez spécial comme effet. C'est bizarre de ne pas pouvoir bouger ma cheville ou mon genou et en même temps, je peux agiter librement les orteils».

Après deux ou trois autres questions, je ramène mes élèves à l'ordre et leur demande de remettre le devoir de français que j'avais commandé la semaine dernière. La journée se passe finalement mieux que je l'espérais, mais je ne suis pas fâchée d'entendre la cloche mettre fin aux classes.

Dès que les élèves ont quitté le local, Steve apparaît dans l'embrasure de la porte. «Je peux t'aider à amener tes livres jusqu'à la voiture?». «Ce serait très gentil à toi, merci» je lui réponds en me hissant sur mes béquilles. Steve prend ma pile de livres et mon sac à dos et me suit jusqu'à l'auto. «Ça doit être assez difficile de se déplacer avec ces béquilles quand on a la jambe entièrement plâtrée...» dit-il. «C'est effectivement un tâche qui demande de l'attention, si je ne veux pas m'allonger par terre» dis-je en riant. Mon collègue m'ouvre la portière et je lui tends mes béquilles qu'il place dans la voiture. Ma main sur son épaule, je me glisse sur mon siège en prenant mille précautions.

«Merci Steve. Tu es bien gentil. J'ai besoin de tout l'aide qu'on me donne avec ce machin sur ma jambe» je lui confie en tapotant doucement ma cuisse plâtrée. Steve me salue alors que je quitte le stationnement de l'école.

À mon retour, Paul m'attend à l'extérieur de la maison, assis dans les escaliers. Il me gratifie d'un long sourire lorsque je me tourne vers lui. De nouveau, je dois faire mille et une acrobaties afin de sortir de la petite voiture. Aussitôt appuyée sur mes béquilles, Paul m'embrasse tendrement.

«Tu as passé une belle journée, mon amour?». «Très bonne. Disons toutefois que j'ai attiré plus d'un regard à l'école... C'est incroyable comme une jambe cassée peut susciter l'intérêt des autres». Je béquille lentement au côté de mon mari qui s'empresse ensuite de m'aider à monter les marches. Je soupçonne Paul de bien aimer ma nouvelle vulnérabilité. Je crois qu'il adore le fait que j'aie besoin de lui comme appui lorsque je ne peux utiliser mes béquilles.

Bien installée sur le sofa, Paul prend place à mes pieds et dépose mon talon plâtré sur sa cuisse. Pendant quelques minutes, il me masse les orteils et le pied tout doucement. Il enlève la chaussure de mon pied valide et entreprend un massage très sensuel. Il porte une attention particulière à mes orteils et avec ses pouces, il me pétrit la plante du pied.

«La dernière fois que tu as traité mes pieds de cette façon, nous nous sommes retrouvés au lit...». Paul me regarde avec tendresse. Il soulève mon pied plâtré et avec sa langue, il lèche lentement le bout de mes orteils. Cela me rend complètement folle de désir! Au moment où je m'apprête à lui demander de me faire l'amour, la sonnette retentit dans la maison! Quel mauvais timing...


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