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"L'accident de Julie"
de M'Lady |
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«Bonjour Paul. Comment va ma petite fille?». La voix de ma mère
retentit dans le vestibule. Je ferme les yeux en pensant à la tornade
qui vient de frapper... Ma mère fait son entrée dans le salon et son
regard se pose immédiatement sur le plâtre qui recouvre ma jambe. «Mon
pauvre bébé... Tu as mal?». «Non, maman, ça va maintenant». Elle
s'installe à mes côtés et me caresse les cheveux. «J'espère que Paul
prend bien soin de toi ma chérie». J'ai envie de lui dire que mon mari
semble tout à fait heureux de voir sa petite femme avec une jambe dans
le plâtre et en béquilles, mais je m'abstiens. Elle ne comprendrait
pas... «Bien sûr, Paul est très attentionné». Paul me fait un clin
d'oeil et disparaît dans la cuisine.
Une heure plus tard, ma mère nous quitte et c'est avec soulagement que j'entends la porte se refermer derrière elle. «Tu sais, j'adore ma mère, mais je suis trop vieille pour ce genre de traitement. Je préfère le tien. Où en étions-nous?». Paul prend mon talon plâtré dans ses mains et porte mes orteils à sa bouche. Sa langue les caressent doucement et je sens une chaleur agréable envahir mon bas-ventre. «Pourquoi a-t-il fallu que je me casse la cheville pour découvrir ce plaisir exquis?» dis-je à Paul. Je lui fais signe de venir me rejoindre et lorsqu'il est assis près de moi, je passe mon bras sur ses épaules. «Aide-moi à marcher jusqu'à la chambre s'il-te-plaît...». Paul ne se fait pas prier et il m'enlace par la taille. Je me lève sur ma jambe valide et je sautille lentement dans le couloir. Mon pied plâtré se balance délicieusement au-dessus du sol et Paul ne perd pas une seconde de ce spectacle. Dans la chambre, il m'enlace tendrement avant de sucer mes orteils une deuxième fois. Ses mains caressent mon plâtre et je gémis de plaisir. Nous faisons l'amour tendrement et lentement, ma jambe plâtrée reposant sur un oreiller. «Tu sais quoi? Ton plâtre m'excite terriblement...» me susurre Paul dans le creux de l'oreille. Je lui avoue sans pudeur que l'idée du plâtre est également très érotique pour moi et nos aveux nous donnent un second souffle. Notre étreinte se fait encore plus lascive et nous nous abandonnons l'un contre l'autre. Il est très tard lorsque le sommeil me gagne... Durant les prochains jours, je remarque que beaucoup d'hommes s'intéressent à mon plâtre. Ils se retournent sur mon passage et ne cachent pas leur intérêt pour mes orteils nus. Même mes étudiants semblent fascinés par ma jambe et j'en surprends plusieurs à regarder mon pied plutôt que leurs livres. «Eh Julie, comment vas-tu? Ça fait quelques jours qu'on ne se voit pas...». Je suis à béquiller à ma voiture lorsque la voix de Steve me fait sursauter. «Comme tu vois, toujours sur un seul pied» lui dis-je en remuant mes orteils. Steve rougit et sourit bêtement. «Bon, je dois y aller... À demain» me dit-il en s'éloignant. En conduisant, je songe à la fascination que mon plâtre exerce sur les hommes. Soudainement, les lumières du tableau de bord s'allument et le moteur de ma voiture s'arrête. Un peu affolée, j'essaie de comprendre ce qui m'arrive avant de réaliser que l'aiguille du réservoir à essence est dans le rouge... Le boulevard se dresse devant moi à quelques coins de rue et en soupirant, je descends de la voiture, béquilles en main. J'entreprends la marche qui me conduira au poste d'essence le plus près. Deux adolescents passent près de moi en planches à roulettes et regardent ma jambe plâtrée avec une lueur d'envie. Qui n'a pas eu l'idée de porter un plâtre à 15 ans pour impressionner ses amis? Je béquille lentement vers le boulevard et j'aperçois avec soulagement une station Shell de l'autre côté de la rue. À la lumière rouge, j'attends patiemment que le feu change, mon pied plâtré reposant sur ma chaussure droite. Lorsque le feu passe au vert, je m'engage sur la chaussée et je sens les regards des automobilistes tournés vers moi. J'adore cette attention que le plâtre et les béquilles me procurent... En m'apercevant, l'employé de la station m'ouvre la porte et je lui explique ma situation. Il semble plus intéressé par la vue de mes orteils, mais il m'assure qu'il se fera un plaisir de m'aider. Je prends place sur une chaise et appuie mon talon plâtré sur une béquille. Je remue les orteils lentement ce qui suscite évidemment beaucoup d'intérêt chez les mécaniciens. «Excusez moi madame? Pourriez-vous m'indiquer où est votre voiture?». Le plus jeune mécanicien se tient à mes côtés, un bidon rouge dans les mains. Je lui donne mes clés et je le regarde partir en direction de la rue transversale. Dix minutes plus tard, il revient au volant de ma voiture. «Merci mille fois» lui dis-je alors que je reprends mes clés. «Combien vous dois-je?». «Rien madame. Un cadeau pour une ravissante femme blessée...». Pour le remercier, je remue les orteils une dernière fois et son sourire me dit qu'il apprécie ma compréhension. J'ai hâte d'arriver à la maison pour raconter ma petite mésaventure à Paul...
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